Une action artistique des jeunes des Lycées agricoles d’Ile de France exposée à La Villette
Johann Le Guillerm – Cirque ici, en résidence au Parc de la Villette, ont sollicité les lycées agricole d’Ile de France, via la DGER et le SRFD, pour une aide technique.
Il s’agissait d’une part de créer un manteau végétal pour une installation sphérique (La Motte) et d’autre part de produire des citrouilles pour une machine (auto-citrouille).
Lors d’une réunion en septembre 2009, appelée par Claire Latil, chargée de mission culture et Régis Triollet, chargé de mission horticulture à la DGER, le lycée de Saint Germain en Laye s’est positionné pour les citrouilles et les lycées de Brie Comte Robert et de la Bretonnière pour le manteau végétal.
Au cours de cette réunion, les chargés de mission ainsi que Claudine Simoni (représentant le Parc de la Villette) ont proposé que ces opérations soient accompagnées par des réalisations artistiques des élèves et étudiants de ces lycées et en lien avec celles-ci.
Ainsi, les élèves de Saint Germain en Laye ont réalisé un champ de citrouilles en plâtre peintes selon l’esprit Pop Art.
La Motte, recouverte de son manteau végétal, est une sphère qui se déplace lentement (un des thèmes chers à Johann Le Guillerm, la lenteur) selon une trace précise. Les élèves de La Bretonnière, en lien avec cette installation, ont travaillé sur le thème du cycle de vie et ont produit des cours-métrages dans ce cadre.
Les élèves et étudiants du lycée Bougainville à Brie Comte Robert ont dégagé deux thèmes liés à La Motte : La Boule et la Trace.
Un groupe d’élèves de terminale Bac Pro Travaux Paysagers a participé à la création des plaques constituant le manteau végétal de La Motte (ensemencement avec un paysagiste, surveillance de la pousse…). Celles-ci étaient hébergées dans une serre de l’établissement et le personnel de l’exploitation horticole a aimablement entretenu ces plaques, leur procurant les conditions nécessaires pour un développement rapide.
En parallèle, ces élèves de Bac Pro et des étudiants en SER se sont intéressés au thème de la Trace pour des productions artistiques.
Comme l’établissement est en complète rénovation, la terre du site est lacérée par les engins des travaux. L’idée, pour les élèves de Bac Pro, était de détourner et d’intégrer ces traces dans une réalisation artistique. Ils ont d’abord pris des photos de celles-ci et mené des recherches sur le Land Art (courant le plus approprié pour leur production).
Parallèlement, les étudiants de BTS, désirant créer un montage vidéo, recherchaient des photos de traces imprimées par l’homme sur la planète. Parmi celles retenues, il y avait les inexpliquées de Nasca au Pérou. Une transversalité s’est installée, le groupe d’élèves de Bac Pro s’est inspiré d’un dessin de Nasca (l’oiseau) pour une réalisation en Land Art et les étudiants en SER ont intégré à la somme de photos choisies, celles des traces des roues d’engins prises sur le site par les élèves.
Quant à l’autre groupe d’étudiants en SER, inspirés par la sphère de La Motte, il a créé une histoire en photo-roman avec une boule qui arrivait de l’espace à la rencontre d’humains…
Le 16 mars 2010, les réalisations artistiques des trois lycées agricoles (auxquels s’est ajouté l’Ecole du Breuil de la ville de Paris) étaient présentées dans l’Atrium de la Halle de la Villette et dans la salle Boris Vian.
Les visiteurs ont pu découvrir le champ de citrouilles Pop Art du lycée de Sainte Germain en Laye, les courts-métrages des lycées de La Bretonnière et du Breuil et une exposition photo montées par des apprentis du CFA de La Bretonnière.
Le lycée Bougainville de Brie Comte Robert était représenté par trois projets :
La réalisation en Land Art : 50m2 de sable où se dessinait, avec des bandes de terre, l’oiseau de Nasca. Ces bandes portaient, en relief, des stries produites par un pneu d’engin.
Le montage vidéo : enchainement d’images d’empreintes humaines, marquant différents endroits de la Terre, accompagné d’un texte poétique écrit par les étudiants.
Le photo-roman : histoire en photo (sur des panneaux de 90/130cm) où l’héroïne était une boule interplanétaire.
Ces réalisations ont été exposées durant trois jours, dans un espace voisin de celui des installations de Johann Le Guillerm.
Cette action a été intéressante sur plusieurs plans :
Elle a permis une réelle collaboration en réseau des établissements agricoles d’Ile de France.
Elle a mis en relation différents partenaires : le Parc de la Villette – Cirque ici Johann Le Guillerm – la DGER via ses chargés de mission – les établissements agricoles via des enseignants d’ESC. Le niveau d’exigence, commun à tous, a induit un travail intense mais riche en échanges.
Elle a communiqué et transmis une image très positive des actions artistiques menées en établissement agricole avec des élèves, des apprentis et des étudiants.
La valorisation de leurs productions, en exposant dans un lieu culturel aussi prestigieux qu’est le Parc de la Villette, a été fortement ressentie par les jeunes.
Les responsables du service concerné du Parc de la Villette sont très satisfaits de cette collaboration et de cette expérience, ils ont exprimé leur souhait de renouveler ce type d’action avec les établissements agricoles.
Prix TerrEthique
Voici les interviews filmées de Jean-Philippe BAYEUL (Enseignant Français et Education Socio-Culturelle) et une élève de 2nde GT A sur le prix TerrEthique qui récompensera le meilleur ouvrage de vulgarisation, traitant des rapports entre l’homme et le vivant.Le prix sera remis au Salon de l’Agriculture.
Mercredi 3 mars 2010 :

Les élèves de Seconde GTA et leurs accompagnateurs ont une fois encore fait preuve de discipline et d’attention. Ils ont assisté à une remise du Prix TerrEthique mouvementée, la Confédération Paysanne ayant profité de la présence du Chef du cabinet de Monsieur Lemaire et de Monsieur Guyau pour interpeller l’assistance sur les difficultés rencontrées par la profession. Il n’en reste pas moins que le travail réalisé par nos élèves a été remarqué et cité lors du débat télévisé qui a suivi la remise du Prix. Monsieur Orsenna, touché par l’enthousiasme de nos élèves, a dit vouloir se rendre au Lycée pour parler de son travail. De bonnes perspectives donc !
La vidéo de l’émission diffusée sur la chaine Terre d’Infos
Prix des lecteurs – TerreEthique – Terre d’Infos
03/03/2010 – Prix des lecteurs – TerreEthique. Rens.: François Cassignol, Sous-Directeur à l’Apca- Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture 9, Av George-V 75008 Paris – Tél.: 01 53 57 10 51 – francois.cassignol@apca.chambagri.fr -
Matinée d’échanges sur le service civique
Ce matin 4 étudiants ont assisté à une matinée d’échanges sur le service civique, au théâtre du Rond-Point à Paris. Le Haut Commisaire à la jeunesse, Martin Hirsch, présentait aux élèves et étudiants d’Ile-de-France une nouvelle forme d’engagement qui remplacerait le service civil. Ce n’est pas un « nouveau type de corvée de patates ! » a déclaré le ministre. Ce projet est au contraire, selon lui, voué à susciter une véritable vocation auprès des jeunes. La première mission pourrait être, par exemple, d’envoyer des jeunes (agées de 16 à 25 ans) à Haïti, pour enseigner le français ou les mathématiques à une population, désormais dépourvue d’enseignement.
Pendant l’éclipse de M. Hirsch au conseil des ministres (pour voter le nombre de jeunes qui pourraient être retenus annuellement pour ce service), Simone Veil, ancien ministre d’Etat, a encouragé l’ancien président d’Emmaüs, tout en précisant le rôle fondamental des structures d’accueil des jeunes engagés. Ce fut également le cas du pétillant Stéphane Hessel qui, malgré son âge (92 ans), a enthousiasmé le public, nombreux (plus de 700 personnes). Des témoignages de deux jeunes ayant effectué le service civil, ainsi que de nombreux intervenants dans différentes « tables rondes » (Jean Marc Ayrault, Alain Joyandet, Alain Bougrain-Dubourg, René Frydman…) ont suivi.
Je félicite nos étudiants qui ont été de véritables acteurs dans ce débat ; en particulier Julia Gallokoumboulou, qui est la seule personne ayant posé deux questions aux protagonistes de cette matinée. Sa première demande a été : « Est-ce qu’une personne vivant en France mais de nationalité étrangère, peut s’engager à travers le service civil ? ». « Oui », lui a répondu l’ancien ministre de l’éducation, Luc Ferry (qui est également un des fondateurs du projet), en développant ensuite sur les modalités de cet engagement.
Autre question de Julia, en précisant cette fois-ci qu’elle étudiait au lycée de Brie Comte Robert : « Ou s’arrête la jeunesse ? Difficile de la limiter …une personne agée de 26 ans, soudainement prise d’envie de s’engager, en a-t-elle la possibilité ? « . Le Haut Commissaire étant momentanément absent, c’est la directrice de son cabinet qui lui a répondu ( en résumé : c’est possible mais ce ne sera pas rémunéré après 26 ans ).
Des présidents d’associations, des élus de collectivités territoriales, ont pris la parole lors d’autres tables rondes. Les craintes tournaient autour de voir ressurgir, à travers le service civique, un « emploi-jeune » bis.
Martin Hirsch a clôturé la matinée en affirmant fermement qu’il « ne tromp[ait] pas sur la marchandise » : ce n’est pas un nouveau type d’emploi, c’est un engagement d’une durée de 6 mois à 12 mois maximum, dans 7 domaines d’actions différents (solidarité et lutte contre l’exclusion, éducation à la santé, pédagogie du développement durable, Mémoire et Citoyenneté, solidarité internationale, intervention d’urgence, éducation pour tous et accès aux pratiques culturelles et sportives).
Nos étudiants ont tenu à aller à la rencontre de Stéphane Hessel. Celui-ci, a en effet conversé avec eux quelques minutes, notamment sur la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948) à laquelle il a participé. Ils ont pu aussi, vers 13h30, avant de sortir du théâtre, échanger des propos, en aparté, avec Martin Hirsch. Ils ont évoqué avec lui la question des volontaires handicapés face au service civique. Un journaliste d’une station de radio de jeunesse, les a également interviewé à la sortie de l’établissement.
En résumé : une matinée riche de rencontres pour nos 4 étudiants (Morgane Baraston [SER1] Julia G et Jérôme Coignon [Acse2] et Axel Lor [AP1] qui ont adopté, pendant tout ce moment, une attitude exemplaire. J’ai particulièrement apprécié leur complicité, signe de la bonne entente qui règne entre nos étudiants des filières BTSA.
Tony Dos Santos
Bougainslam

Slam à Bougainville
Sa Majesté le slam est arrivé au lycée Bougainville de Brie-Comte-Robert un soir de l’hiver 2003. Et ce, par le truchement d’un professeur d’éducation socioculturelle dont c’était le premier poste au ministère de l’agriculture. Ce soir-là, cet enseignant lui-même slameur à ses heures, avait réussi à faire venir à « Bougain » une belle brochette de poètes de tous âges. Car il avait l’intime conviction de l’utilité pédagogique de cette forme d’expression écrite et orale.
Mais d’abord, le slam qu’est-ce que c’est ? Certainement pas une nouvelle forme de poésie issue de la rue du rap. Pas non plus un habillage marketing pour les alexandrins châtiés ou les vers de mirliton des artistes de la scène française. Ici une petite mise au point s’impose. Slam possède la même racine que « chelem ». Ainsi, même si, en anglais, « to slam » (the door) peut être traduit par « claquer » (la porte), le « slam de poésie » n’est rien d’autre qu’un tournoi. Une compétition de poésie avec des règles strictes. Pas plus de trois minutes par performance individuelle, sinon l’arbitre inflige une pénalité au candidat. Aucun accessoire visuel ou sonore n’est autorisé. Une seule obligation implicite : la convivialité. À savoir : « un poème dit un verre offert ». Ce qui signifie que, dans un café avec licence 4 on peut boire de l’alcool mais que dans un lycée agricole ce sera une limonade…
Avec le temps, les conseillers principaux d’éducation (CPE) du lycée, soutenus par des enseignants, se persuadèrent que cette forme rafraîchissante d’expression pourrait peut-être décomplexer certains élèves face à la page blanche. Pour leur permettre, par la suite, de vaincre leur timidité. Et que ceux-ci aillent jusqu’à dire leurs textes (lus ou appris par cœur) devant toute la communauté scolaire. C’est pourquoi des slameurs furent bientôt invités par les CPE afin d’animer la soirée clôturant la journée de formation des délégués élèves.
En 2005, il fut décidé de mettre en place des ateliers mensuels, suivis de scènes nocturnes. Auxquels les internes pourraient assister en tant que spectateurs ou en tant que participants, à l’amphi, entre 19h 30 et 21h 30 ; à condition toutefois de s’inscrire à temps et de ne pas avoir de contrôles à préparer pour le lendemain. En 2006 une équipe régionale, composée de slameurs issus des trois lycées agricoles de l’Île de France, se qualifiait pour le Grand slam national, au Lieu unique de Nantes. En s’y illustrant avec la meilleure note individuelle et une honorable quatrième place par équipe.
Ce phénomène de société, qui mobilise aujourd’hui autant les slameurs des villes que les slameurs des champs, a été codifié dans les années 80 par un ouvrier du bâtiment de Chicago, nommé Mark Smith. Il s’est par la suite élargi aux universités américaines. Pour finir par débarquer en France, en 1999, à la Coupole, à Paris Montparnasse.
C’est l’association « Slam Productions » (avec laquelle le Legta de Brie travaille toujours) qui a fédéré le mouvement sur Paris. Allant jusqu’à rassembler d’autres mouvances poétiques, académiques ou plus contemporaines comme le « spoken word ».
Aujourd’hui il existe un championnat du monde et un championnat de France ; lequel se tient à Bobigny au printemps; et ce depuis 2007. Cette manifestation, soutenue par le Conseil général du 93, rassemble aujourd’hui des poètes venus du monde entier. Européens, Américains et Africains. Seuls les Asiatiques manquent encore à l’appel.
En 2009-2010, les ateliers et les scènes ont été reconduits à Bougainville. Ils sont encadrés par un étudiant en BTS, lui-même passionné par cette forme oratoire. Des fascicules imprimés issus des ateliers des années 2000 sont disponibles au Centre de ressources du lycée.
Premier numéro de Bougain’News , journal du lycée !

Le comité de rédaction du journal officiel de Bougainville a l’honneur de vous présenter Bougain’News.
Un journal qui vous renseigne sur la vie de votre lycée, ses projets, ses moments marquants…
Votre journal… à vous élèves, professeurs, membres du personnel et de l’administration. Un journal qui vous appartient.
En tant que chef du comité de rédaction, je tiens à remercier toute l’équipe qui m’a permis de réaliser ce premier numéro du Bougain’News.
Toutes les personnes qui souhaitent s’investir dans la rédaction de ce journal sont les bienvenues.
K. Barats, 1e CGEA
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